Fondation Alex Dworkin

Garder le rêve et le souvenir-vivants

Est-ce que les archives concernent seulement le passé? Au contraire, nous devons constamment planifier pour l'avenir : De quelle façon allons-nous pouvoir préserver les documents historiques pendant encore mille ans? Qui utiliseront ces archives d’ici cinquante ans? De quoi auront-ils besoin et pour quelles raisons?

La Fondation pour les archives juives Alexander Dworkin est fière d'appuyer les initiatives de conservation du patrimoine qui permettent d’affronter ces questions difficiles de l'avenir.

La Fondation assurera l'accès au patrimoine, aux cultures et aux traditions pour les générations à venir par son appui aux Archives nationales du CJCCC (Congrès juif canadien, Comité des charités), aux Archives de la Bibliothèque publique juive de Montréal et aux divers partenaires du Réseau du patrimoine juif canadien.


Pour de plus amples renseignements sur les projets de partenariat du Réseau canadien du patrimoine juif, veuillez communiquer avec Janice Rosen, CJCCCNA ou 514-931-7531, poste 2.
Alexander Dworkin z"l
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Un hommage biographique

Fils d’Abraham et de Rose (Deborah) Dworkin, originaires de la Lituanie, Alexander Dworkin a vu en décembre 1909 à Ottawa. Alexander, ou Al comme on le surnommait, est le premier Dworkin à naître sur le sol canadien. En 1901, son père fonde Dworkin Furs, une entreprise florissante encore en activité à Ottawa. Contrairement à bien d’autres enfants de récents immigrants de son temps, Alex a donc grandi dans le confort. Néanmoins, cela n’a pas empêché le développement en lui d’une conscience sociale aiguë, laquelle a été manifeste tout au long de sa vie privée et publique.

Alors qu’il n’était qu’un adolescent, Alex s'était rendu à New York où il a débuté sa carrière dans la mode féminine. En 1937, il s’installa à Montréal et en 1939, il a fondé Leo-Danal Dresses. L’entreprise, qui est encore en activité, connut un grand succès. En 1974, Alex se retira de l’entreprise afin de se consacrer son expertise en finance dans le domaine d’investissements.

Selon M. Dworkin, il a amorcé sa vie de philanthrope en 1956 lorsqu’il fit la connaissance de sa « plus grande inspiration », Max Etra, un avocat, homme d'affaires et leader communautaire de New York. M. Etra invita Alex à être co-fondateur du Collège de médecine Albert Einstein de l'Université Yeshiva à New York. Alex, qui n’avait alors que 46 ans, devint l'un des huit Canadiens qui menèrent le développement et la croissance de cette prestigieuse institution.

À Montréal, Robert Kleinman, Directeur général de la Fondation communautaire juive de Montréal l’invita à visiter divers organismes juifs. Ce fut une expérience révélatrice.

"Cela m’a permis de voir un côté de la vie que je n'avais jamais connu jusqu’alors - des handicapés, des démunis et des personnes âgées fragiles. J'espère pourvoir alléger certaines de ces souffrances au cours de ma vie afin de leur rendre la vie un peu plus facile. »

Depuis, de nombreux projets philanthropiques ont été mis sur pied en son nom, et beaucoup d’autres conjointement avec son épouse Ruth, notamment le Dworkin Poverty Initiative (initiative de lutte contre la pauvreté), le Centre de prélèvements Ruth et Alexander Dworkin à l'Hôpital général juif, le Alexander and Ruth Dworkin Tolerance Initiative Fund (fonds pour les initiatives de lutte contre l’intolérance), le Ruth & Alex Dworkin Moot Court of Jewish Law Beit Din (tribunal-école du droit juif Beit Din), le Alexander Dworkin Scholarship (bourses Ruth et Alex Dworkin), la Fondation Alex et Ruth Dworkin, la Fondation de charité d’Alexander Dworkin de la Fondation communautaire juive, et plus récemment la Fondation pour les archives juives Alex Dworkin.

En août 1997, la Fondation communautaire juive nomma Alexander Dworkin « l’homme de l'année ». En mai 2006, en raison de la générosité soutenue d'Alex au YM-YWHA de Montréal, le temple de la renommée fut rénové et renommé le Panthéon juif des sports de Montréal Alex Dworkin. En Israël, il a contribué au Jewish National Fund (fonds national juif) afin de financer les projets de revitalisation et de valorisation du kibboutz Lotem et d’alimenter le Alexander Dworkin Student Loan Fund (fonds Alexander Dworkin pour les prêts étudiants) à l'Institut Technion.

Alexander Dworkin était un avant-gardiste et un employeur généreux, un homme qui a reconnu l'importance de l'enseignement supérieur et appuyé les moins bien nantis afin qu’ils aient une éducation, un homme charmant et plein d'esprit, mais qu’on reconnaît également comme un homme au style direct et à l'approche pragmatique, un homme de principes et une âme charitable.

Alexander Dworkin est décédé le 18 juin 2004, mais son patrimoine à la communauté juive de Montréal et à de nombreuses institutions ailleurs dans le monde perdure.
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